Le Pen ou Macron : il y a une chose qui ne changera pas

J’ai ouvert ce blog en 2011, alors que la campagne opposant Nicolas Sarkozy et François Hollande battait son plein. À l’époque, Le Pen n’était pas une option. À l’époque, peu de gens de ma génération s’étaient passionnés pour les débats et l’élection.

D’ailleurs, on commenterait plus tard l’abstention des moins de 25 ans, leur désengagement et on passerait le quinquennat à se demander comment réinvestir cette population dans le débat public.

La campagne 2017 a réveillé les espoirs de jeunes

La campagne de 2017 a complètement changé la donne. Jamais je n’ai vu un tel engouement de mes proches pour défendre un droit fondamental, celui de voter ou au contraire, celui de s’abstenir. Jamais je n’ai senti une telle ferveur pour une personnalité – Jean-Luc Mélenchon – et un tel espoir qu’une société nouvelle et plus égalitaire découle de ces mois de bataille.

Statuts Facebook, commentaires militants, affichage du symbole des Insoumis, partage d’articles et rédaction de tribunes ont rythmé ces interminables semaines jusqu’au premier tour. Les débats étaient passionnés et passionnants et je souriais en repensant aux discussions inquiètes que nous avions un an plus tôt sur le prétendu désengagement citoyen. Des personnes que je n’avais jamais vu prendre part au débat public se sentaient concernées.

Voilà la démocratie que j’aime. Celle dans laquelle chacun•e trouve sa voie, celle dans laquelle chacun•e trouve sa voix.

Mais d’un coup d’un seul, le soufflé est retombé. Au premier tour, Jean-Luc est éliminé. Tout est espoir est perdu, et reclus, il ne prononce aucune consigne de vote.

Tu sais Jean-Luc, je t’en veux pour ça. Je t’en veux de n’avoir pas mesuré le désarroi dans lequel tu as laissé une partie de la jeunesse qui n’attendait qu’un homme pour faire sa révolution à elle. Qui n’attendait qu’un homme qui comprenne son désespoir face à des politiques qui semblent l’avoir abandonnée. Qui n’attendait que d’être guidée pour prendre la place qu’elle mérite dans la société, loin des angoisses de crise et de chômage dans lesquelles elle a baigné. Qui n’attendait qu’un homme pour construire la société de tolérance et d’égalité dont elle rêve depuis des années.

Mais je ne ressuscite pas ce blog pour t’engueuler Jean-Luc. Je le fais revivre pour porter un message à mes ami•es, les insoumis•es et autres engagé•es qui possèdent encore assez d’énergie et d’idéaux pour construire avec moi un monde meilleur.

Nous sommes tou•tes politiques

Mes petits potes, en quelques mois, vous avez fait vivre la démocratie plus que n’importe quel•le député•e ou ministre. Vous avez débattu, manifesté, rejoint des assos, bref, vous vous êtes engagé•es dans l’espoir d’améliorer votre quotidien et celui des autres.

Ne laissez pas cette énergie s’évaporer parce que votre cheval n’a pas gagné la course.

Continuez à vous engager à votre niveau pour qu’en 2022, le FN ne soit plus un danger pour la démocratie.

  • S’engager, c’est réduire sa consommation de viande et de poisson pour préserver l’environnement.
  • S’engager, c’est préférer son petit libraire à Amazon.
  • S’engager, c’est défendre les droits de chacun•e à vivre comme il ou elle l’entend, dans le respect des autres.
  • S’engager, c’est aller chanter dans une maison de retraite pour lutter contre l’isolement des personnes âgées.
  • S’engager, c’est faire des ateliers dans des prisons surpeuplées pour sortir les personnes incarcérées de leur quotidien morose.
  • S’engager, c’est adhérer à une AMAP pour lutter contre la grande distribution.
  • S’engager, c’est permettre à des femmes, des personnes racisées, des personnes non-valides de s’accomplir et de se projeter dans les rôles qu’elles méritent au même titre que les autres.
  • S’engager, c’est faire une maraude de temps en temps pour aider les personnes sans abri.
  • S’engager, c’est adopter un chat à la SPA plutôt qu’en animalerie.
  • S’engager, c’est soutenir moralement ou financièrement des projets qui améliorent le vivre-ensemble.
  • S’engager, c’est faire don de produits de première nécessité à des personnes réfugiées.
  • S’engager, c’est se renseigner puis voter pour le ou la député•e qui nous représentera après les législatives.
  • S’engager, c’est dénoncer les comportements qui attisent la haine de l’autre et de la différence.
  • S’engager, c’est proposer à cet•te ami•e triste de passer la nuit chez vous, pour le ou la réconforter.

Il y a des milliards de façon de s’engager qui n’impliquent pas d’urne et de bulletin et personne n’a le droit de vous juger pour vos choix de militantisme. Ce n’est d’ailleurs pas mon but : si vous n’avez pas l’énergie de vous engager, je le respecte. Je ne suis moi-même pas une citoyenne parfaite : mon quotidien n’est que tiraillements et contradictions entre mes valeurs et mes actions.

Mais je pense que nous sommes notre propre système représentatif et nous sommes tou•tes politiques.
Nul besoin d’être maire, député•e, ministre ou président•e de la République pour  améliorer notre vie et celle de nos proches. Cessons d’aduler des hommes et des femmes politiques qui n’apporteront que déception et frustration et continuons à débattre entre nous, continuons à ajouter nos petites gouttes dans cet océan vers une société meilleure. Prenons soin de nous et de celles et ceux qui nous entourent… pour ne plus attendre 2022 comme une solution providentielle.

Sur ce, je vais voter.

L’algorithme de YouTube est-il
injuste ?

Quand on cherche les raisons de l’invisibilité de certaines chaînes sur YouTube, on est vite tenté de céder à cette hypothèse.

Et pour cause, il n’y a pas plus complexe que les algorithmes des géants du web. Plutôt que de supposer que c’est un calcul éhonté de Google, je me suis décidée à mettre les mains dans la mécanique technique et sociologique de YouTube pour y voir plus clair.

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Bac 2016 : mention Bof pour les
médias, Bien pour les YouTubeurs ?

Quand j’ai passé le bac en 2007, je n’ai pas été distraite par Facebook, Twitter, Snapchat et les YouTubeurs ne sortaient pas encore des milliers de vidéos intitulées « LE BAC ».

Capture d’écran 2016-06-11 à 11.08.25

Par contre, du côté des médias depuis cette époque, rien n’a changé. Tous les ans, c’est la même rengaine. « Le bac est-il plus facile aujourd’hui ? » « Comment aider votre ado stressé ? » « Faut-il interdire les sorties à votre ado pendant ses révisions ? » « Nicolas passe son bac S cette année, comment révise-t-il ? *plan de la chambre de Nicolas* – Alors euh, ici c’est mon bureau… Là j’ai fait des fiches par thématiques… Ah non non hein, je regarde pas la télé avant d’avoir fini mes révisions… Oui je sais qu’il faut faire des pauses mais je suis trop stressé » *plan de Nicolas en train d’écrire sur son bureau*

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Avec Youdeo, Paul et Lætitia dénichent les nouveautés sur YouTube

J’ai donné rendez-vous à Paul et Laetitia au wagon bar du train en direction de la Neocast le 22 avril. Ils m’accueillent avec un bon plan : « Tu savais qu’avec ta première commande Deliveroo, tu peux te faire livrer deux burgers pour le prix d’un ? ».

Depuis 8 mois, Paul et Laetitia alimentent Youdeo, une newsletter hebdomadaire qui ridiculise la homepage de YouTube. Chaque semaine, ils recommandent 4 chaînes ou vidéos dénichées au fin fond de YouTube pour le plus grand bonheur des viewers en mal de nouveautés. Et pour faire ça, ils se sont bien entourés. Fabrice Florent, le fondateur de madmoiZelle est le tuteur de Paul, qui a demandé à son université de bénéficier du statut d’étudiant entrepreneur l’an passé. « On veut faire ce que YouTube ne fait pas : proposer du contenu de qualité éditorialisé. » Rencontre.

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Les femmes ne sont pas tendances sur YouTube

Les femmes ne sont pas « tendances » sur YouTube. C’est ce qu’on pourrait croire en regardant de plus près le programme de la Neocast 2 qui se déroulait les 23 et 24 avril au Zénith de Strasbourg. Pendant ce « rendez-vous entre les youtubeurs et leurs fans », sur les 56 invités qui ont enchainé les dédicaces et les ateliers, seules 5 étaient de sexe féminin.

Pourtant, sur YouTube, un.e viewer sur deux est une femme. Et si les Youtubeurs sont les plus visibles sur la plateforme, de nombreuses Youtubeuses alimentent le YouTube game au quotidien. Pourquoi croit-on donc que les femmes créent moins de vidéos ?

On pourrait trouver mille raisons. Mais deux m’intéressent particulièrement.

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#ElleEstTropBadass, un hashtag pour mettre en avant ses modèles féminins

Le 8 mars, c’était la journée internationale des droits des femmes. À 10h, j’ai lancé innocemment un tweet proposant aux gens de citer leurs modèles féminins pour contourner toute la com’ à côté de la plaque sur la journédlafâme.

Grâce à quelques tweets influents, le sujet est vite monté en trending topic France. Il y est resté jusqu’à 17h avec plus de 5 000 tweets, une mention dans un article de madmoiZelle, de Minute Buzz et de L’Etudiant ainsi que quelques reprises sur des comptes populaires. Plutôt badass !

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Derrière la publicité sur YouTube, la précarité des jeunes

“Oh non, pas encore un article sur ces “youtubeurs” qui font leur beurre sur le dos des abonnés !”

Non.

Dans ce billet plus politique que les précédents, j’ai envie d’écrire sur la précarité des moins de 30 ans. Sur la pression de la société française sur ses jeunesses. Et sur le profit qu’en tirent des entreprises comme Google à travers YouTube.

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Au YouTube Space Paris, on
apprend, on partage, on créé, on vend

Début octobre, le géant Google a inauguré son espace parisien dédié à la création vidéo : le YouTube Space Paris. Accueilli comme le Messie par de nombreux vidéastes et par la presse, le YouTube Space promet monts et merveilles à ses utilisateurs. C’est vrai que son équipement a de quoi faire rêver : une salle de projection, une salle de montage, un studio de tournage avec fond vert, des caméras 360° capables de filmer en 4K, etc.

Fort de l’expérience de ses 6 autres Spaces disséminés un peu partout dans le monde, Google a rapidement fait du YouTube Space Paris une plateforme tournante de l’apprentissage de création vidéo sur internet. Les créateurs peuvent y suivre des ateliers thématiques (maitriser un logiciel de montage, développer son audience), récolter des conseils personnalisés de professionnels et participer à des projections et événements de networking, les Aperotubes.

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MediaEducation reconnue et
soutenue par deux ministères !

Le 17 décembre, la Ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a annoncé son soutien officiel à Mediaeducation.fr, la plateforme de l’éducation aux médias en France.

Ce projet, nous le portons depuis plus de deux ans avec Marion. Nous y avons investi beaucoup d’énergie, de temps mais surtout un peu d’espoir de faire avancer le petit monde de l’éducation aux médias. Nous sommes naturellement fières que MediaEducation ait été choisi par le gouvernement pour développer les actions d’éducation à l’information et à la liberté d’expression.

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Video City Paris : quand les ados adulent, les médias médisent

« Ados hystériques. Cris. Pleurs. Dédicaces. Selfies. Cyprien. Natoo. Bruit. Parents dépassés. Business. YouTubers. » Ce week-end, c’était Video City Paris. Ou plutôt, c’était le Video City Paris que les médias nous ont vendu.

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