Education aux médias

Education aux médias : un nouveau projet d’ampleur nationale

250px-We_Can_Do_It!Ça y est, je me relance dans un projet associatif. Mais pour la première fois, c’est directement dans le champ de l’éducation aux médias et j’en suis l’initiatrice !

C’est un peu le souci avec l’associatif, quand on a commencé à en faire, on ne s’en passe plus. Fort heureusement pour moi, les fiches Animafac et le rapport quotidien avec les associations étudiantes me permettent de monter le projet en bonne et dûe forme.

Oh que c’est dur de ne pas aller plus vite que la musique, de prendre son temps pour poser ses idées sur papier, de les tourner et les retourner pour anticiper les difficultés.

Si je m’écoutais, je foncerais tête baissée. D’autant que ça me trotte dans la tête depuis un bon moment. Plusieurs mois. Le temps de bien ruminer et de passer par des phases intenses de découragement, puis d’enthousiasme.

Car c’est dans une entreprise ambitieuse que nous allons nous lancer. Je suis même sûre qu’elle sera qualifiée de prétentieuse par les principaux concernés, qui pour le moment jouent la carte de l’indifférence à notre égard.

Nous, les petits diplômés, les jeunes dont les années d’expérience se comptent sur les doigts d’une main, qui acquérons une expertise universitaire dont la valeur n’est reconnue que par les chercheurs, impuissants, qui nous répètent à tout bout de champ que nous devons « créer nos métiers », que nous sommes « dans la période de transition » de l’éducation aux médias en France, et qu’il faudra nous saisir de l’occasion, passer à travers la brèche dès qu’elle s’ouvrira.

La voilà ouverte. Avec les déclarations de Vincent Peillon sur l’éducation aux médias, les avancées que le gouvernement veut significatives, ma génération a peut-être l’occasion de changer la donne avec une idée originale, mais surtout avec l’ambition d’ouvrir enfin l’éducation aux médias à tous les citoyens. Rien que ça.

Pourquoi ne pas partir des nombreuses initiatives qui existent déjà ? Parce que nous n’en aurions pas les leviers. Pour garantir l’indépendance de ce projet et sa position centrale, aucune autre solution ne s’offre à nous que la création d’une nouvelle structure qui se voudra à la croisée des chemins, en dehors des querelles sur la terminologie, des différences de conception et de la pensée formatée.

Voilà un projet ambitieux, qui court bien des risques de ne jamais aboutir ou pire, de ne pas capter l’attention de ses publics. Mais le format de ce blog, bien que j’y sois attachée, est insatisfaisant, sûrement trop intimiste. Ce n’est pas seul(e)s que nous arriverons à faire avancer les choses, mais bien en nous associant.

Un jour, un mec bourré m’a dit : « Ce n’est pas le chemin qui est difficile. C’est le difficile qui est le chemin. » En voilà, une bonne philosophie.

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