Éducation au numérique

Web 2.0 : Facebook, Twitter, Linkedin… Et moi et moi et moi !

Ma socialisation sur le web a débuté lorsque j’ai eu mon premier ordinateur, il y a 9 ans. J’ai eu, comme beaucoup de jeunes de ma génération, un pseudo MSN, un Skyblog, un DeviantArt. En 2007, j’ai été incitée à rejoindre Facebook par une amie très active sur le réseau. Encore en anglais et assez élitiste, j’ai eu du mal à saisir son utilité au départ. Comme tout le monde à l’époque, j’ai tâtonné en remplissant les champs recommandés par la machine de Mark Zuckerberg. « What are you doing ? » me demandait le formulaire de statut. Je lui répondais « Finally at home » ou « Crapy day » ou « Eating best japanese food ever ».

Sur le plan personnel, un journal intime ou d’opinion

C’est vrai qu’à l’époque, on s’y ennuyait un peu. On n’uploadait que 60 photos par album, on n’avait que 30 amis, on rejoignait des groupes aux noms exotiques et on ne regardait pas vraiment les paramètres de confidentialité. C’est seulement en quittant la France pour un séjour de 5 mois en Allemagne en 2009 que j’ai compris l’outil formidable de sociabilisation que pouvait être ce réseau. J’ai commencé à partager des liens d’articles venant des grands médias, à lancer des discussion sur ma conception de la politique, à poster des vidéos qui m’indignaient ou m’émouvaient.

Aujourd’hui, j’utilise Facebook dans mon réseau associatif et amical. Je n’ai « que » 189 amis, qui ne représentent que des personnes proches, que je connais bien. Car j’y poste des commentaires très personnels, des photos de vacances, des liens qui en disent beaucoup sur mes opinions, avec peu d’autocensure. Or aujourd’hui, les recruteurs sont attentifs à notre identité numérique. Quelle image renvoie-t-on lorsque son profil n’est pas protégé ? Pas une image de quelqu’un qui connait les enjeux de l’Internet… Fâcheux, quand on se présente comme étudiant en NTIC.

Mon compte Twitter, c’est une autre histoire. Je l’ai formaté pour en faire un véritable outil de personal branding. Le 12 novembre, je comptabilisais 200 followers. En remaniant ma bio et en mettant en place une ligne éditoriale plus cohérente, j’ai fait monter mon compte à 328 abonnés, rentrant dans la catégorie des « petits twittos ». Un bon moyen de rester informé des actualités qui m’intéressent : la branche associative, les mesures pour la jeunesse, les mouvements dans les médias, bref, un travail de veille plus passif.

Sur le plan professionnel, des outils de communication

Les nombreuses fonctionnalités de Facebook en font un outil très pratique pour communiquer et travailler avec des jeunes. La rédaction du blog « 2012 est à vous » se réunit d’ailleurs dans un groupe que j’anime en postant des idées d’articles, des événements politiques, des liens en rapport avec la campagne… C’est le seul espace qui permet aux blogueurs de mieux se connaitre, de se rencontrer au moins virtuellement. L’association Jets d’encre entretient également 3 fan pages qui ciblent 2 publics différents :

– la fan page Association Jets d’encre réunit les partenaires, adhérents et journalistes jeunes proches ou éloignés de notre structure. La communication est plutôt axée vers l’externe (valorisation des initiatives et projets).

– les deux fan pages Rézo Ile de France et Rézo Rhône Alpes sont destinées aux journalistes jeunes les plus engagés, qui se rendent de temps en temps aux rencontres régionales et souhaitent se tenir informés de l’actualité locale.

Socialbakers.com

Selon les statistiques de Social Bakers,  les 16-24 ans (le coeur de cible de l’association) représentent 33% des utilisateurs de Facebook en France, soit 1/3 des profils existants ! Et beaucoup de marques ou grands noms ont bien compris leur intérêt à développer cette communication sur le web. Ce n’est pas un hasard si le capital de likes se concentre sur des noms prisés par les jeunes, comme Oasis, M&M’s, Chupa Chups, NRJ, Fun Radio, le site VDM et le podcasteur Cyprien dont je parlais il y a quelques mois.

Et puis les autres ?

Je ne suis pas familière des autres réseaux sociaux, ou si je les connais, je ne les utilise pas, pour la simple et bonne raison que je ne souhaite pas disperser mon identité numérique dans des comptes dormants. Je préfère me concentrer sur ces réseaux qui restent aussi un passe-temps. J’ai bien un Linkedin, mais je trouve sa mise à jour fastidieuse et rébarbative. J’utilise Instagram pour modifier mes photos (comme beaucoup d’ados trop mainstream) mais Copainsdavant (que j’associe à mes grands parents et trouve assez ringard), Viadeo, MySpace (RIP), Foursquare, FlickR ne m’ont jamais attirée.

Une chose est sûre : ces réseaux n’en finiront pas de provoquer la rédaction d’études sur l’image des jeunes et leur socialisation. Pour exemple, l’ouvrage Les jeunes et les médias, les raisons du succès, coordonné par Laurence Corroy, qui donne un aperçu de la relation intime qui s’engage entre Facebook et les adolescents…

> Les statistiques France sur socialbakers.com
> La fan page de l’association Jets d’encre

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