ereputation Paris

158 amis, c’est la folaïe sur mon compte Facebook

C’est la bonne initiative de la semaine : la Mairie de Paris – qui investissait déjà localement dans l’éducation aux médias par le biais d’ateliers dispensés dans les écoles et collèges – se met à la sensi sur l’e-reputation.

Sensibiliser, non pas par la peur, mais par la honte

Comment faire prendre conscience aux utilisateurs de Facebook que leurs données ne sont pas aussi confidentielles qu’ils le pensent ? Comment les aider à configurer leurs paramètres de sécurité ? En allant piocher à la source : sur Facebook !

La webapp de ereputation.paris.fr récupère les données de l’utilisateur qui passe le test pour le mettre en situation d’étalage de ses informations personnelles sur la place publique. La subtilité, c’est qu’il ne s’agit pas là de faire peur, mais de faire réfléchir, voire de provoquer un sentiment de honte. « Quand même, j’aurais peut-être pas dû poster ça », est-on censé se dire en visionnant nos photos perso accompagnées de la question « Vous verriez cette photo affichée en plein centre ville. Comment vous sentiriez-vous ? ».

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lol jor jseré pa alèz sa pass jseré une starr

Les questions de réputation virtuelle ou des traces que l’on laisse sur le net plus ou moins contre notre gré sont des notions qui dépassent de nombreux citoyens. Prise à la légère ou ignorée, notre image sur le web est pourtant primordiale. Même si la lubie du recruteur qui stalke reste une légende répandue (no kidding, qui le fait vraiment ?), garder en tête qu’ « Internet n’oublie rien » évite bien des erreurs irréparables. A défaut de connaître le réel impact des informations que l’on dévoile au tout venant, mieux vaut jouer la carte de la sécurité et ne pas trop se répandre, ou le faire en toute connaissance de cause, face à un lectorat restreint et de confiance.

Le web, meilleur canal de sensi à l’e-reputation ?

L’avantage incontestable de la sensibilisation par le biais de « sites événements » est le phénomène de buzz qui peut se créer autour. Avec sa charte graphique simple et attrayante, ses simplicité et rapidité d’utilisation, paris.ereputation.fr devrait réussir le pari de la sensibilisation à un public moins restreint que le champ de l’éducation nationale. Les fiches pratiques thématiques accompagnent en plus les lecteurs peu avertis dans la compréhension du fonctionnement de leurs paramètres de confidentialité.

Un bémol cependant, ce genre d’initiatives reste là encore assez isolé et ne garantit pas la diversité des publics touchés. Dans mes contacts Facebook (justement, hein, puisqu’on en parle), seules quelques personnes déjà sensibles à ces questions ont partagé l’appli. Elle mériterait pourtant que nous nous interrogions tous sur nos pratiques d’expression de notre vie personnelle en ligne (jeunes, comme moins jeunes – car oui, les vieux postent aussi des statuts et des photos hallucinants sur Facebook, et non, je ne citerai pas de nom, ou alors je le ferai dans un autre post et ça risque d’être explosif).

Autre sous-entendu gênant, le site pourtant généraliste ne questionne que l’utilisation de Facebook dans la maîtrise de la réputation en ligne. Quid des Twittos nouveaux qui postent plus vite que leur ombre sans prendre garde à la publicité de leurs propos ? Quid des comptes fantômes, Skyblogs abandonnés, réponses de forums so 2001 qui trahissent notre vie virtuelle antérieure ? (et parfois naïve, on était en 2001 quand même, le Loft existait à peine)

Et vous, à quel pourcentage maîtrisez-vous votre réputation sur Facebook ? Faites le test !

> www.ereputation.paris.fr

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