En discutant avec plusieurs jeunes (ou moins jeunes), j’ai réalisé que le dispositif du service civique était très peu connu, et surtout méconnu en dehors du secteur associatif. Depuis le 1er octobre, et jusqu’au 30 juin, j’ai le statut de volontaire en service civique.

servicecivique-animafac.net

Le service civique en clair

  • 1 projet monté de A à Z dans une association
  • Réservé aux jeunes de 16 à 25 ans
  • 6 à 9 mois d’engagement
  • 540€ d’indemnité par mois
  • 24h par semaine
  • Valable 1 seule fois
  • Cumulable avec un cursus universitaire

De l’accompagnement scolaire… au montage d’un festival culturel

Pour Animafac – et c’est une conception que partage Jets d’encre -, les volontaires en service civique sont des « bénévoles ++ », des jeunes qui décident de s’engager de manière officielle et continue dans des actions d’intérêt général. Le principe fondateur du service civique est qu’il repose sur une mission menée autour d’un projet. Un volontaire ne pourra jamais faire un service civique en tant que chargé de communication. Les missions proposées sont  très diverses et donnent la possibilité aux jeunes d’être réellement responsables de leur projet, contrairement à la majorité d’expériences en stage ou premier emploi.

En vrac, l’agence du service civique propose aux jeunes de : promouvoir des actions culturelles en milieu rural, d’accompagner des jeunes en échec scolaire (comme l’AFEV), d’intervenir auprès de personnes âgées ou handicapées, de promouvoir des initiatives étudiantes sur un territoire donné (relais Animafac), d’organiser un concours de journaux scolaires (Jets d’encre)…

Le service civique n’est pas un premier emploi, ni une solution de remplacement pour un stage. C’est une période d’engagement forte, et souvent épanouissante dès lors que le volontaire croit en ce qu’il fait. D’où l’importance de bien choisir sa mission et son association au départ. Car dans le milieu associatif, s’il n’y a pas de plaisir dans le projet, il est souvent mal mené… L’expression « fibre associative » prend tout son sens dans ce dispositif !

MA MISSION SUR « 2012 EST À VOUS »

Ma mission de volontaire est bien définie : elle consiste en la « promotion de l’expression des jeunes dans le cadre des élections présidentielles à travers l’animation d’une rédaction virtuelle. » Concrètement, il s’agit de :

  • constituer un fichier de contacts opérationnel et mis à jour régulièrement
  • envoyer une newsletter hebdomadaire proposant des événements politiques publics et des idées d’angles d’articles
  • assurer un suivi de la publication des contributions sur le blog (conseils aux blogueurs)
  • accompagner les jeunes sur les interviews du blog
  • intervenir sur des formations pratiques sur l’écriture d’articles politiques
  • communiquer sur les temps forts du blog et le promouvoir dans le réseau de Jets d’encre

Etant très engagée dans (et passionnée par) les actions de Jets d’encre – je suis administratrice depuis 2 ans et membre de l’asso depuis 3 ans -, je continue à suivre en parallèle plusieurs projets, comme les rencontres du « Rézo Ile de France » des journalistes jeunes, la campagne « Stop aux clichés » sur les jeunes dans les médias, la communication externe de l’association, les projets en partenariat avec le réseau Animafac, la conception de guides de formation, le montage du festival national de la presse jeune Expresso… Ce qui explique la charge de mon emploi du temps. Mais quand on aime, on ne compte pas ses heures.

Travailler dans l’associatif ?

Assurément, légitimer encore plus mon engagement associatif par un service civique a marqué un tournant dans ma vie professionnelle. Je sais aujourd’hui que je souhaite travailler dans l’économie sociale et solidaire car j’ai foi en certaines valeurs qui ne sont pas défendues dans le monde de l’entreprise : la solidarité, le travail collectif, la responsabilité pour chaque mission, l’implication personnelle… C’est loin d’être la décision majoritaire des jeunes en service civique !

Tout n’est pas rose dans cet environnement. On ne compte pas ses heures, on est aussi responsables des échecs et les finances sont plus qu’incertaines. Voilà pourquoi il me semble indispensable d’être un « convaincu » de la cause que l’on défend, même si les actions et valeurs militantes sont portées par les responsables associatifs, et moins par les salariés. Mais pour connaître plusieurs générations de bénévoles de Jets d’encre, je sais aussi qu’il est extrêmement difficile de quitter le milieu bénévole une fois qu’on y a goûté !

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