Je crois que dans la vie, il n’y a pas de hasard.

Mon histoire n’est pas extraordinaire. Quand j’ai commencé à m’engager pour ce en quoi je crois, je me suis promis une chose : dire oui à tout ce qui me foutait une boule de plomb dans le bide.

J’ai dit oui malgré la peur

Je pense que ce qui m’a donné la force de dire oui quand la peur dominait et faisait ressurgir un sentiment d’illégitimité, c’est que j’ai toujours su que je participais à quelque chose plus grand que moi.

Dans l’histoire, je ne suis rien, mais à travers moi, des changements peuvent peut-être s’opérer.

Ça m’a mise dans une multitude de situations inconfortables. J’ai accepté des interventions à des événements ou dans des médias que j’estime avoir raté. J’ai foiré des exams, des concours, des rencontres.

Je suis partie à l’étranger alors que j’étais affectivement dépendante. J’ai montré des faiblesses que je ne voulais pas que les gens voient. J’ai laissé parler ma vulnérabilité et à plusieurs reprises, je m’en suis voulue de me planter, d’échouer.

Je me suis déçue et pour la control freak que j’étais, c’était horrible. J’ai été triste à en mourir, j’ai cru que je n’y arriverais pas, que jamais je ne trouverais ma voie. J’en étais tellement persuadée qu’adolescente, je pensais que je n’arriverais pas jusqu’au bac et qu’un événement m’éviterait de prendre la décision de mon orientation professionnelle.

En lisant mon histoire, je veux que tu imagines que tout ce qui m’est arrivé, toutes les fois où j’ai dit oui, une voix intérieure hurlait « SURTOUT PAS, FUIS » !

Le jour où j’ai poussé la porte du journal du lycée

Des fois, je me demande où je serais aujourd’hui si en 2005, je n’avais pas poussé la porte de la rédac du journal du lycée.

Il m’en avait fallu, à l’époque, du courage. Je débarquais au lycée avec une seule certitude : j’avais envie d’apprendre à écrire pour mieux comprendre le monde. J’étais timide, discrète et je faisais tout pour être « normale » et coller aux standards.

Quand j’ai eu dans les mains Dis Leur !, le journal des lycéens de Blaise Pascal, j’ai halluciné. Le ton était irrévérencieux, décomplexé, les perles de profs étaient incisives et précises et le Docteur Love donnait des conseils sexuels trash qui faisaient autant rougir les lycéens que les adultes.

Dans la rédac de Dis Leur !, j’ai connu mes premières déceptions, mes premières engueulades, mes premières prises de tête, mes premières amours. Chris, la documentaliste nous ouvrait la porte sur un univers qui nous était inaccessible en tant que lycéens isolés au milieu de la campagne seine et marnaise.

Avec Céline, la rédac chef, nous étions deux meufs à la tête d’un des best journaux lycéens de France

Elle nous a emmené à la Maison de la Radio à Paris, elle nous a raconté ses combats chez Reporters sans frontières, elle nous a poussés au cul pour qu’on participe (et remporte) le concours national des journaux lycéens et le Festival de la Presse jeune Expresso.

En terminale, je suis devenue la directrice de publication du journal parce que personne d’autre ne voulait cette responsabilité. Je ne me suis pas proposée, on m’y a désignée parce que j’étais organisée et cadrée.

Alors qu’on persistait à faire des Unes scandaleuses insultant la taille de Nicolas Sarkozy et clashant ouvertement tous les candidats à l’élection présidentielle, je chérissais la liberté d’expression que la proviseure nous accordait.

Bien plus tard, je découvrirai que dans les établissements, la censure des journaux écrits par les élèves est bien plus fréquente et pernicieuse qu’on ne l’imagine et j’en ferai mon sujet de mémoire de Master 1.

Une licence de langues insensée

Avec mon Bac littéraire mention Bien, les profs m’ont tannée pour que je me dirige vers une Prépa. Mais à l’époque, je ne rêvais que d’une chose : faire mes armes dans une école de journalisme. Manque de chance, elles n’étaient accessibles qu’à Bac +2 et à 17 ans, j’avais autant envie d’aller m’enterrer à Lannion (le seul DUT accessible post-bac) que de relire du Bonnefoy.

J’ai donc suivi le 2ème conseil (nul) de mes profs et je suis allée aux journées portes ouvertes de la fac de Créteil (soi-disant « la fac la plus proche ») et alors que je comptais m’inscrire en licence d’anglais comme toute meuf paumée qui a toujours rêvé de rencontrer Daniel Radcliffe, j’ai cédé à la recommandation de ma mère : « si tu continues à pratiquer l’allemand, ça t’ouvrira plus de portes ».

J’avais commencé l’allemand au lycée en LV3, autant dire que cette licence LLCE d’anglais/allemand à parts égales n’a été que souffrance, ennui et découragement.

À la fin de ma première année à Créteil qui a consisté à galérer aux partiels, me taper 4h de trajet par jour et manger des paninis au fromage brûlé avec ma bourse de 150 balles et mon boulot d’hôtesse de caisse le samedi à Brico Dépôt, j’étais sur les rotules et je ne trouvais aucun sens à ma vie.

Avec mes camarades de licence, nous déprimions. Les cours étaient académiques, peu challengeants et je subissais l’ennui typique de la fac de banlieue dans laquelle on s’étonne encore que 60% d’étudiants décrochent. C’est là que j’ai rencontré mon amie Arwa dont je t’ai parlé récemment sur madmoiZelle.

Je suis partie en Erasmus la tristesse et la peur au ventre

Complètement à la ramasse en allemand, j’ai fini par prendre des cours de renforcement et c’est là que j’ai rencontré Frank, un étudiant un peu plus âgé qui revenait avec des étoiles plein les yeux d’un séjour Erasmus à Potsdam en Allemagne.

En quelques minutes, il nous a convaincues avec mes camarades Anne-Claude et Camille de partir au 2ème semestre de la L2. Quitter les choux et le quotidien gris de Créteil pour vivre une aventure à l’international avec une bourse étudiante, c’était ma porte de sortie.

À 19 ans, j’ai donc débarqué dans une chambre universitaire à Potsdam dont j’apprendrais plus tard qu’elle avait hébergé la Stasi.

Le premier mois, j’ai tellement déprimé que j’ai hésité à rentrer en France, où rien ne m’attendait à part mon mec de l’époque et ma famille qui me manquait terriblement.

Mais accompagnée par mes deux meilleures camarades de fac, je suis allée voir Hambourg, Stockholm, Dresde, j’ai vécu des soirées mémorables dans les clubs électro berlinois, assisté à une des dernières représentations d’Oasis et j’ai fini par vivre les 5 mois les plus incroyables de ma vie, malgré la galère financière que cela représentait puisque je galérais avec moins de 600€ de bourse par mois.

J’ai aussi passé les meilleures soirées en boîte aux sons de DJ Mehdi

Comment j’ai suivi mon mec dans son asso

Quand je suis rentrée en France, mon quotidien m’ennuyait toujours autant. Je regardais avec une certaine admiration l’implication de mon mec dans une asso qui accompagnait les journalistes lycéens et étudiants et elle recherchait justement une bénévole pour porter un projet.

Jean (que tu connais peut-être par sa chaîne Accropolis) m’a fait rencontrer Marine qui est rapidement devenue ma mentor et m’a formée pour que j’organise tous les mois une rencontre avec des journalistes jeunes dans le vieux grenier grinçant de Jets d’encre.

Là-bas, j’y ai rencontré Charb de Charlie Hebdo, j’ai appris à mobiliser des gens sur des événements, à gérer des mails, à cerner des talents, à dialoguer avec des ministères ou des institutions, à être à l’écoute et à gérer les sensibilités de tout le monde, à élaborer une stratégie de com, à intervenir en public…

Une multitude de compétences qui sont aujourd’hui l’essence même de mon boulot.

À l’époque, mes potes me regardaient avec des gros yeux.

« Pourquoi tu passes autant de temps à faire des trucs dans cette asso alors que t’es pas payée ? Le plus important, c’est tes études ! Et tu veux faire quoi comme boulot après ? »

Je me laissais porter. Non sans angoisse. Pas un jour n’est passé sans que je me demande ce que je voulais faire de ma vie. Mais pour la première fois, je lui avais trouvé un sens.

Je me sentais utile, j’avais l’impression que mes actions avaient un impact, que grâce à moi, des ados, des lycéens, des étudiants, des moins de 25 ans s’épanouissaient et jouissaient d’une liberté d’expression qui leur est d’habitude peu accordée dans la société.

Ma première asso est devenue ma deuxième famille

Ce que certains potes n’avaient pas compris à l’époque, c’est que l’asso était devenue ma deuxième famille. On avait tous entre 16 et 25 ans, on croyait dur comme fer au projet, on s’éclatait à organiser des événements loufoques comme le festival Expresso, on se battait pour une démocratie qui donnait de la place aux jeunes, tout ça autour de cookies ou de bières cheap.

Au festival de la presse jeune, j’ai donné de ma personne

Je m’y suis impliquée pendant un peu plus de 3 ans en tant que bénévole, membre du conseil d’administration puis volontaire en Service civique.

En plus de me faire sortir de ma timidité et de ma discrétion maladives, c’est cette expérience bénévole qui m’a permis de capter que ma réelle curiosité portait sur les médias.

« Je veux bosser avec des journalistes mais sans le devenir nécessairement. »

Cette affirmation laissait pantois les conseillers d’orientation… qui auraient très bien pu me conseiller de faire de la com mais hey l’incompétence.

J’ai raté un concours et été refusée à la fac

J’ai passé le concours du Celsa (que j’ai raté à l’oral) et j’ai postulé à un Master d’info com à la Sorbonne Nouvelle où mon dossier m’a été retourné avec la mention « Refusé ». Avec mes notes moyennes et le boulet Créteil, mon profil n’enthousiasmait pas les foules académiques.

Mais là j’ai eu de la chatte. Je sais pas comment le dire autrement. Alors que je me lamentais sur mon sort, mon ami Olivier, le Délégué général de l’asso, m’a confié qu’il était très pote avec une des directrices pédagogiques du Master dont j’avais été recalée à la Sorbonne nouvelle.

Avoir un rendez-vous avec Laurence était tellement important pour moi à l’époque que je m’en étais tordue les boyaux. Je n’avais pas de plan B, je crevais de peur de vivre aux dépends de ma famille qui n’en avait pas les moyens et de devoir prendre mon boulot d’hôtesse de caisse à plein temps, faute de perspectives professionnelles.

Un café avec elle plus tard, je l’avais convaincue que mon sujet de mémoire (la censure dans la presse lycéenne) valait le coup. Je ferais ma rentrée à Paris 3 et elle voulait que je poursuive mon parcours en Master 2 d’éducation aux médias avec elle.

En Master, j’ai revécu. La plupart des cours me passionnait et en 2ème année, j’ai saisi l’opportunité de faire un Service civique pour l’asso en l’intégrant dans mon cursus.

J’ai débattu avec Philippe Poutou

Ma mission était sur mesure : on m’avait proposé de réunir autour d’un blog une rédac virtuelle de 150 jeunes qui avaient envie de rencontrer des candidat·es à l’élection présidentielle et d’écrire sur les rebondissements de la campagne.

En parallèle, j’ai été repérée par France Inter qui diffusait une émission au but similaire : « Les jeunes dans la Présidentielle ». C’est comme ça que je me suis retrouvée dans une soirée des jeunes du Front National, c’est aussi pour ça que je peux me vanter d’avoir interviewé Philippe Poutou, Benoit Hamon et François Hollande.

Une interview de François Hollande un peu floue

C’était la période la plus intense de ma vie et au milieu de tout ça, on a découvert que ma mère couvait un cancer du sein à un stade avancé. Alors que je vivais avec la peur de la perdre, je me suis séparée de Jean avec qui j’étais en relation depuis plusieurs années.

J’enchaînais les allers-retours entre ma campagne et Paris, prise entre mes études, mon job étudiant et tous mes projets.

Le blog 2012 est à vous était en partenariat avec Animafac qui est un réseau accompagnant les assos étudiantes. À la fin de mon Service civique, j’ai passé le premier entretien de ma vie pour devenir coordinatrice territoriale en Ile-de-France d’Animafac.

J’ai tutoyé les recruteurs de mon premier entretien d’embauche

C’était un moment mi-flippant mi-yolo parce que je connaissais déjà les personnes qui me questionnaient et je voulais les convaincre que je serai une super recrue tout en essayant de rester la plus chill et marrante possible. On se tutoyait et on avait tous moins de 30 ans, bref, c’était pas vraiment les codes des entretiens pro auxquels on s’attend habituellement.

Il faut croire que j’ai réussi puisque pendant un an, j’ai eu la chance d’être salariée d’une petite orga qui changeait les choses. J’accompagnais 4 volontaires en Service civique et ils avaient pour mission de créer des moments de rencontre et de formation pour toutes les assos étudiantes en Ile-de-France, ce qui représentait à l’époque un public de 4 000 structures !

Dans ce premier boulot, je me suis fait des amis pour la vie, dont Janie, ma sœur désormais expatriée au Canada.

La team Animafac de l’époque, QLF

Malheureusement pour moi, mon contrat était à durée déterminée et quand il est arrivé à la fin, j’ai dû quitter l’asso.

À ce moment-là, j’ai vécu la période la plus difficile de ma carrière professionnelle. On dit souvent que notre génération va devoir s’habituer aux périodes de chômage et j’ai vécu la première à cette époque-là.

Une période de chômage ultra badante et le sexisme de BHL

Animafac m’avait confirmé que j’étais une bonne chargée de projet, que j’étais relativement touche-à-tout et que j’avais envie de continuer dans le secteur associatif.

Ça n’a pas eu l’air de convaincre la conseillère Pôle Emploi qui m’a juste rétorqué qu’il n’y avait « pas de case chef de projet dans le logiciel », que c’était pas possible de cocher une case « association » pour le type de structure recherchée et que « formatrice » c’était le truc qui se rapprochait le plus de mon domaine (non).

Un conseil si tu cherches un boulot à la sortie de tes études : ne perds pas de temps chez Pôle Emploi et dirige-toi directement vers l’APEC qui est son équivalent mais pour les personnes diplômées. Là-bas, on t’y offre un entretien bilan bien plus intéressant et pertinent et c’est gratuit !

Bref, à ce moment-là, j’ai badé.

Je m’emmerdais sec, alors avec Marion, une ancienne camarade de Master, j’ai créé la première plateforme d’actus sur l’éducation aux médias : mediaeducation.fr. Après 2 ans de taf bénévole sur ce magazine qu’on ne comptait pas nécessairement rendre rentable, on a filé la main à un collectif de journalistes qui a embauché plusieurs personnes pour lui donner les moyens de ses ambitions.

Dans la série des anecdotes rigolotes liées à cette expérience, j’ai notamment eu l’opportunité de faire un plateau sur Europe 1 avec BHL. Il avait revêtu sa plus blanche chemise et son plus beau bronzage pour venir débiter sur la Libye pendant que je m’insurgeais sur le Permis internet que les élèves de CM2 passent désormais en classe.

« C’est un plaisir d’être assis à côté d’une charmante jeune femme », m’avait-il dit avec son regard de porc salace.

Alors que je me morfondais sur le sens de ma vie, Animafac m’a rappelée. L’asso m’a recrutée pour faire une étude sur le soutien aux associations dans les universités et quand je m’ennuyais, je filais des coups de main au responsable de la com qui m’a laissé la main (et le poste) au bout de quelques mois.

Bosser dans une petite association

Chez Animafac qui employait une quinzaine de salariés, je me sentais précisément à ma place.

J’étais un véritable couteau-suisse, ce qui m’a amenée à organiser une rencontre entre Christiane Taubira et des étudiants autour de la loi pour le mariage pour tous, à aider mes collègues à mobiliser des milliers d’étudiants partout en France pour des événements, à construire une campagne pour le droit des étudiants à la césure…

J’ai jamais vraiment compté mes heures de boulot. J’ai souvent bossé le soir, le week-end ou pendant les vacances pour mes projets personnels et j’ai pris le parti assez tôt de m’investir personnellement dans mon travail.

Pour certaines personnes, le travail est nécessairement aliénant, c’est forcément ancré dans un rapport de domination, c’est obligatoirement de l’exploitation, donc c’est une souffrance. Bien que je n’aie pas trouvé tout de suite ce que je voulais faire, j’ai la chance de ne pas avoir subi de bullshit job.

Mais c’est aussi parce que je l’ai voulu. Je savais que je serais malheureuse si mes journées de travail n’avaient pas de sens et avec le recul, j’ai l’impression que toutes mes bonnes expériences ont découlé de décisions instinctives, et non pas en prenant « le chemin le plus sûr ».

Je ne crois pas avoir un jour la sécurité de l’emploi et aujourd’hui, j’utilise ce constat comme une force.

Quitte à galérer, autant faire ce que j’aime même si ça ne m’apporte pas la fortune. Je ne compte pas le nombre de potes qui sont partis en vrille, ont pété un burn out en s’investissant dans des boulots qui ne leur parlaient pas et ne les respectaient pas mais leur permettaient de comparer leurs salaires et leurs primes de fin d’année.

Ma plus grande force aujourd’hui réside dans mon entourage : les gens qui traversent ma vie sont solidaires, généreux, à l’écoute et si je suis en galère, je sais que je peux compter sur eux.

Comment j’ai créé les Internettes

Au bout de deux ans chez Animafac, j’ai eu envie de voir ailleurs. Je trainais de plus en plus dans les milieux de YouTube parce que mon mec de l’époque, Thomas Hercouët, était le tenancier de la Nuit Originale et j’y avais rencontré une multitude de gens passionnants et passionnés.

Alors que je squattais une convention de vidéastes à Strasbourg avec Thomas, une mini shitstorm a explosé parce que sur les 55 créateurs de vidéos invités, seules 4 étaient des femmes.

J’en ai écrit un article sur mon blog et le constat m’a tellement foutu le feu au ventre que j’ai proposé à quelques rédac de madmoiZelle (que je connaissais via la Nuit Originale) qu’on se réunisse pour trouver ensemble des solutions. En quelques jours, les Internettes sont nées.

Le reste de l’histoire, tu le connais peut-être. Depuis 2016, on a encouragé la sortie du documentaire de deux anciennes de mad « YouTube : elles prennent la parole », on a lancé des masterclass pour former les meufs, on a créé un concours vidéo pour leur faire gagner du matos.

La team des Internettes avec le jury des Pouces d’Or – Crédit : Neige Photo

On a aussi défendu leur droit à parler de tout avec la campagne #MonCorpsSurYouTube, on est intervenues dans une multitude de tables-rondes et médias pour valoriser les talents féminins, une trentaine de bénévoles se sont investies et se sont épanouies dans l’asso… Et pour fêter nos 3 ans, nous recrutons notre première volontaire en Service civique !

Je n’envisageais pas de travailler chez madmoiZelle

Mi-2016, j’ai pris un café avec Fab. Parce que même si je ne m’ennuyais pas avec les Internettes, je réfléchissais quand même à mon après Animafac. Je lui ai donc demandé s’il était dispo pour échanger sur son boulot, sur madmoiZelle et l’éco-système qui entourait le magazine.

Mais alors que je lui demandais des idées de gens à rencontrer qui recrutaient des cheffes de projets, il m’a prise de court et m’a proposé de rejoindre la team.

Embauchée au départ pour faire monter en puissance les Grosse Teuf (qui étaient auparavant organisées par les copains des We Are et Chronologics), pérenniser les One mad Show et faire rouler les CinémadZ, j’ai eu l’opportunité de lancer les box madmoiZelle et de vivre plein de rencontres super touchantes avec les lectrices.

Là c’est mwé en train d’envoyer le générique de Pokémon au karaoké de la dernière Grosse Teuf

Aujourd’hui, en complément des événements, je fais aussi le lien avec les institutions et les associations qui voudraient diffuser des messages d’intérêt général sur madmoiZelle.

Au vu de tout ce que je viens de te raconter, tu comprends sans doute pourquoi… ?

J’espère qu’à travers mon histoire, tu réaliseras que je ne dois pas mon arrivée chez madmoiZelle au hasard mais à beaucoup de persévérance, de patience et d’indulgence. Bouffons le monde en nous laissant la possibilité de nous gourrer et de ne pas être parfaites. Mais bouffons le monde.