Surprise ! Ce titre contient un mensonge.

Il y a des moments dans ta vie où tu sais que tu vis une expérience un peu hors du commun. Le 24 septembre, j’ai été auditionnée par la commission Éducation, culture et communication du CESE.

Le céquoi ?

En gros, le Conseil Économique Social et Environnemental est une institution qui conseille le Premier ministre, l’Assemblée nationale et le Sénat dans l’élaboration des politiques françaises. Il est composé de gens de la société civile, d’associations, de syndicats, de personnalités qualifiées et d’entreprises qui travaillent en sections sur des thématiques précises.

En l’occurrence, c’est sur la thématique « Les données numériques, un enjeu d’éducation et de citoyenneté » que la commission a souhaité m’entendre, aux côtés d’intervenants de la CNIL, d’Etalab, de Simplon.co, de l’Open Knowledge Foundation etc. Des pépites dans leur domaine.

J’en ai donc profité pour faire un tunnel de 20 minutes sur les enjeux citoyens de l’éducation au numérique en donnant quelques exemples d’initiatives qui accompagnent les Français dans leur consommation des écrans. Un grand merci à Thomas, Jérémie, Marion et B. qui m’ont vraiment aidé dans ma réflexion !

Mon intervention complète est à retrouver ici.

HIMYM-INTERVENTIONTrop long ; je n’ai pas lu ?

> Mediaeducation.fr, c’est un portail qui permet aux citoyens de prendre en main leur éducation au numérique et celle des autres.

> Les trois lieux prioritaires de cet enseignement sont : la famille, l’École et les associations.

  • Sisi la famille

  1. Les parents ont une réelle envie de comprendre le monde par le biais du numérique : pour eux et leur entourage.
  2. C’est un enjeu intergénérationnel qui ne s’arrête pas à l’éducation des enfants mais concerne aussi papi et mamie par exemple.
  3. Malheureusement, les cadres de formation et d’explications à ces publics sont très fragmentés sur le territoire.
  4. Il faut lutter contre la fracture d’usage, et non pas la fracture numérique. La fracture d’usage sous-tend un blocage plus culturel que technique.
  5. Il faut arrêter de faire peur aux gens avec les dangers des écrans.
  6. Le Cube et les Kids Coding Gouters sont deux exemples d’éducation positive au numérique.
  • Aujourd’hui, à l’École

  1. Faire entrer l’École dans l’ère numérique c’est cool, mais encore faut-il donner les bons moyens aux enseignants.
  2. La formation des enseignants se limite souvent à de la maitrise technique et n’intègre pas la découverte des contexte socio-économiques qui régissent l’univers numérique. Le C2i, c’est vraiment pourri.
  3. Les enseignants qui innovent pédagogiquement ne sont pas assez soutenus et valorisés.
  4. Les journaux scolaires en ligne, l’utilisation de Wikipédia, les twittclasses, les bacs à sables interactifs et l’e-twinning sont des merveilles pédagogiques.
  5. A quand la culture libre dans l’éducation nationale ? L’utilisation de Libre Office, Linux ?
  6. Le permis internet d’AXA et de la Gendarmerie nationale, c’est quand même bien pourri aussi.

Des propositions concrètes !

  1. L’éducation au numérique et aux médias devrait profiter de la réforme des rythmes scolaires pour éduquer différemment, en permettant aux associations locales de remplir ces cases horaires plus facilement.
  2. La Grande Cause nationale 2015 devrait être l’éducation au numérique.
  3. Le dispositif « La France s’engage » devrait donner les moyens à des structures de se développer pour éviter la fragmentation de la formation des citoyens sur le territoire.
  4. Il faut mettre de l’éducation au numérique là où on ne l’attend pas : dans des centres commerciaux, dans la rue etc.
  5. On pourrait développer des MOOC « Accompagner son enfant sur le web » ou « Connaitre la culture web ».
  6. Il faut arrêter de stigmatiser les pratiques des jeunes en matière de numérique. Faisons leur confiance !

Mes propositions rejoignent donc le contenu du rapport à paraitre prochainement. Wait and see !

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