From Japan : mon best of

On ne va pas se mentir, ce billet de blog n’est pas très original. J’ai sans aucun doute parcouru les mêmes étapes touristiques que des milliers de Français mais qu’importe, c’était mon voyage, mon expérience, ma perception.

Après 10 jours à vous avoir fait baver dans mes billets de blog et dans mes stories, voici quelques conseils pratiques si vous prévoyez un séjour au Japon. J’y compile aussi quelques bonnes adresses testées avec des expat’ français.

Quelques trucs à savoir avant de partir au Japon

Avant de commencer, quelques rappels de base. Au Japon, il est mal vu de :

– Se moucher
– Ne pas porter de masque quand on est malade
– S’asseoir par terre
– Poser son sac par terre
– Garder ses chaussures dans sa chambre et dans certains restaurants
– Fumer dans la rue
– Manger dans la rue et dans les transports en commun
– Marcher sur la barre de seuil à l’entrée des temples
– Prendre des photos de certains endroits sacrés (l’intérieur des temples par exemple)
– Griller les files qui se forment devant les entrées des métros, des trains et des escalators
– Donner des billets froissés ou pliés
– Se galocher en public
– Parler fort et être exubérant.e, globalement (hors contexte de beuverie)

Au contraire, je conseillerais de :

– Se laver les mains avant de pénétrer dans un sanctuaire (la gauche, puis la droite, puis prendre de l’eau dans sa bouche avec la gauche, cracher l’eau et se relaver la main gauche)
– Connaitre des rudiments japonais (bonjour, merci, au revoir, oui, non)
– Faire une croix avec ses deux index pour demander l’addition dans les restaurants
– Choper des souvenirs pas chers et simples dans les machines à 300 yen. J’ai dégoté des pin’s Pokemon qui feront sensation auprès de mes potes pour quelques yen. On trouve des Gashapon machines un peu partout dans les villes, et notamment dans les salles d’arcade.

Quelques différences culturelles qui peuvent surprendre

Les Japonais ne disent jamais vraiment non.

À tel point, que parfois ils vont faire semblant de ne pas comprendre ou vont vous orienter un peu à l’aveugle. Et c’est un vrai phénomène. Avec ma collègue Camille, nous avons voulu boire une bière à Asakusa un soir mais les bars semblaient demander de consommer également à manger pour servir de l’alcool. 
Nous avons fini par en choisir un et demander s’il était possible de boire uniquement un verre et on s’en est finalement sorties pour une note démesurée parce qu’ils avaient compté des salades en plus.

Ils ne parlent pas très bien anglais (mais nous non plus).

Il faut s’y préparer parce que quand on a un problème, il est parfois difficile de se faire comprendre. Quand mon pass de métro ne s’est pas chargé à Shinjuku et que je n’arrivais plus à sortir de la gare, j’ai eu affaire à 4 agents différents avant que mon problème soit réglé. Si vous sentez que votre interlocuteur galère, remerciez-le et cherchez-en un autre, vous gagnerez du temps.

Si vous êtes végé, vous allez en chier.

Je n’ai pas mangé un seul plat sans viande ou sans poisson de tout mon séjour alors que chez moi, j’ai considérablement réduit ma consommation de produits animaux. Être végé ou vegan n’est pas trendy au Japon, et mieux vaut prévoir le coup à l’avance.

Comment avoir internet au Japon ?

Certains hôtels prêtent des téléphones avec de la data, ce qui peut s’avérer très économique. Comme j’avais prévu de changer 3 fois d’hôtel, je ne comptais pas trop là-dessus et j’avais donc pré-commandé sur internet une carte sim japonaise jetable B-Mobile à l’aéroport.

Pour 25€, elle me promettait 5go de data. J’ai trouvé ça plus économique qu’un Pocket wifi et contrairement à ce que disaient les guides, la carte était bien compatible avec mon téléphone (un Samsung Galaxy S6).

Ne comptez pas sur les hotspots de la ville ou de la JR, ils ne fonctionnent pas forcément bien.

Combien coûte un voyage au Japon ?

À l’heure où j’écris ces lignes, 100 yen correspondent environ à 0,76€.
Pour 10 jours toute seule, mon voyage m’aura coûté 2 000€ au total.

  • Vol aller-retour SAS avec 1 correspondance, acheté 1 mois avant : 550€
  • Hébergement en hôtel et ryokan : 700€ (les coûts sont réduits si on voyage à 2)
  • JR Pass 7 jours : 218€
  • Transports à Tokyo et Kyoto : 70€
  • Repas (resto, soirées et konbini) : 230€
  • Cadeaux : 200€
  • Carte sim japonaise B-Mobile 5go 21 jours (merci Chloé pour le bon plan) : 25€
  • Plein de merveilleux souvenirs : ça n’a pas de prix eurocard mastercard ptdr

Comment préparer son voyage au Japon ?

Pour anticiper un max de choses, j’ai suivi les conseils de plusieurs sites et youtubeurs de référence.

J’ai aussi demandé des conseils et des adresses à mes connaissances qui ont été ravies de me les partager et j’ai épluché les attractions touristiques de Trip Advisor. Pour les repas, je me suis fiée aux avis Google des restos qui ont souvent été précieux.

Ce que j’aurais aimé savoir avant d’arriver à Tokyo

La plupart des rues n’ont pas de noms et s’orienter dans les quartiers avec une carte du Routard est vite une prise de tête. Se balader à Tokyo sans Google Maps relève donc de la folie quand on y part pour la première fois.

Plusieurs compagnies gèrent les transports en commun et les tarifs des trajets sont différents en fonction des lignes. Si une correspondance entre 2 compagnies est prévue, cela compte comme 2 trajets.

Quand j’ai compris ça, j’ai essayé de favoriser des trajets avec une seule compagnie et je me suis reportée sur le montant affiché par Google Maps lorsque je calculais les itinéraires les plus rapides pour me rendre d’un point à un autre.

Le JR Pass est rentable dès le premier aller-retour Tokyo-Kyoto et peut être utilisé sur les lignes JR dans Tokyo. Il laisse aussi la liberté de faire un aller-retour dans la journée à Nara, de prendre le Narita Express vers l’aéroport et de monter dans beaucoup de Shinkansen sans réserver au préalable. Je m’attendais à bien plus galérer mais l’orientation dans les gares est assez intuitive quand on est habitué aux transports dans les grandes villes.

À Tokyo, tout n’a pas été tout le temps fantastique, et j’ai été déçue par le quartier d’Asakusa et ses 36 temples qui était bien loin de l’image traditionnelle que les guides décrivaient. En réalité, j’ai eu plusieurs fois l’impression de rentrer dans des attrape-touristes et j’ai un peu galéré à trouver de bons restaurants autour de mon hôtel.

Je me suis aussi faite avoir au Parc impérial de Tokyo que je croyais en accès libre et qui était en fait ultra balisé. Pour y pénétrer, il fallait faire la queue et suivre une visite guidée d’1h15, ce qui m’a découragé bien qu’elle ait été gratuite.

J’ai aussi eu l’impression de perdre mon temps dans 3 institutions du shopping recommandées par pas mal de guides : le Pokemon Center Mega Tokyo, le « BHV japonais » Tokyu Hands et les magasins Kiddy Land sont non seulement chers mais en plus assez peu intéressants alors qu’on trouve à Akihabara nombre des références de culture pop bien moins chères.

Ce que j’ai aimé à Tokyo

Les ramen d’Ippudo
Où : un peu partout dans Tokyo – site
Combien : environ 950 yen avec un œuf en topping

Les okonomiyaki d’Asakusa
Où : Sometaro Okonomiyaki, Station Tawaramachi – compter au moins 30 min d’attente
Combien : environ 900 yen

Les brochettes de l’izakaya de Shibuya
Où : près du Family Mart – il vaut mieux réserver une heure pour être sûr d’avoir une table
Combien : environ 1 500 yen par personne avec 2 verres

Les pancakes du Puffy Cafe
Où : Station Shimo-Kitazawa
Combien : environ 1 200 yen par personne avec une boisson chaude

Manger des poissons frais au marché aux poissons
Où : Tsukiji – faire aussi le marché intérieur et monter en rooftop pour manger
Combien : street-food à environ 500 yen / chirashi autour de 1 500 yen / plateaux de sushi autour de 2 500 yen

Chanter sans complexe dans un karaoké
Où : dans le quartier d’Ikebokuro
Combien : environ 3 000 yen par personne pour 2h avec une boisson

Comprendre l’Histoire japonaise au Musée national de Tokyo
Où : Ueno
Combien : 620 yen

La beauté de la ville vue d’en haut
Où : Station Shinjuku au 45ème étage du Siège du gouvernement métropolitain
Combien : gratos mon gars

Le plaisir du jazz en live
Où : Jazz Spot Intro, Station Takadanobaba
Combien : 1 000 yen avec une boisson

Faire les friperies dans un quartier bobo
Où : Shimo-Kitazawa
Combien : entre les vêtements d’occasion et les boutiques de créateur, le budget peut aller de 100 à 10 000 yen, tout dépend de ce qu’on y cherche

Prendre des photos kawaii dans un purikura
Où : un peu partout dans Tokyo (dans les salles de jeux d’arcade)
Combien : 400 yen

Voir un coucher de soleil digne du Brooklyn Bridge
Où : Île artificielle d’Odaiba (Station Daiba)
Combien : gratos mon gars

Chiner des goodies d’anime
Où : dans le quartier d’Akihabara et dans le Mandarake Complex
Combien : les figurines oscillent entre 40 000 et 100 000 yen mais on peut trouver des mangas et des goodies exclusifs pour quelques centaines de yen

Admirer des autos de voitures ou du futur à Odaiba
Où : au Mega Web de Palette Town
Combien : gratos mon gars

Trouver des jeux et consoles vintage
Où : Super Potato Retro-kan, Station Akihabara
Combien : gratos si vous touchez seulement avec les yeux.

Se ressourcer au Yoyogi-koen et au Meiji-Jingu
Où : Station Harajuku
Pourquoi j’ai kiffé ce parc : c’est une bouffée d’air frais au cœur de Tokyo. Coincé entre le quartier des gratte-ciels de Shinjuku et le loufoque Shibuya, la forêt y est si dense qu’on trouve facilement des espaces déserts. Il parait que certains jours, les enfants viennent chasser les scarabées sur les troncs d’arbres.

Admirer la fusion entre la modernité et la nature au Ueno-koen
Où : Station Ueno
Pourquoi j’ai kiffé ce parc : Ueno est surtout réputé pour fournir un cadre de photos extraordinaire pendant la saison des hinami (les cerisiers en fleurs). J’ai surtout été séduite par le contraste entre le temple posé au milieu du lac et les buildings du quartier.

Ce que j’aurais aimé savoir avant d’arriver à Kyoto

Kyoto est plus traditionnelle et bien plus calme que Tokyo. C’était une entrée en douceur dans la culture japonaise, avant l’effervescence de la capitale et je ne regrette pas d’avoir commencé mon voyage par là.

Alors qu’ils étaient recommandés dans plusieurs guides, j’ai trouvé le parc impérial et la rue des geishas sans intérêt. L’accès au château Nijo-ji est payant, ce qui m’a découragé de le visiter. J’ai plus apprécié me perdre dans les petites rues de Gion et découvrir des curiosités en tournant au hasard un peu partout.

La plupart des sites intéressants sont accessibles en bus et le réseau est assez facile à comprendre puisque les arrêts sont traduits en anglais. On peut acheter une carte à la journée pour 600 yen dans les konbini et y demander un plan du réseau. J’ai trouvé ce moyen de transport plus commode que le vélo, que certains de mes amis m’avaient recommandé.

Ce que j’ai aimé à Kyoto

S’émerveiller devant la finesse du Pavillon d’Or
Où : Kinkaku-ji
Combien : 400 yen

Commencer l’ascension du mont Inari et traverser les tori du temple Fushimi Inari-taisha
Où : Station Inari
Pourquoi je l’ai kiffé : Bon, ok, j’ai écrit qu’Inari était vraiment le Disneyland de Kyoto, avec ses fameuses portes rouges en enfilade et ses 3 milliards de selfies à la seconde. Mais tout de même, j’aurais regretté de l’avoir manqué. J’ai découvert en faisant l’ascension du mont Inari que la balade était bien plus agréable et paisible en montant en altitude et je la recommande vivement si on est de passage à Kyoto.

Manger une glace au matcha dans la vieille ville de Kyoto
Où : quartier de Gion
Combien : environ 400 yen

Le dépaysement d’une nuit dans un ryokan à Kyoto
Où : Kyoumachiya Inn Rakuoan
Combien : environ 5 000 yen par nuit avec salle de bain et toilettes partagées

La pizza aux algues de Nara
Où : Mellow Cafe
Combien : environ 800 yen

Prendre des selfies avec des cerfs et des biches en liberté
Où : Nara, près de Kyoto
Combien : gratos mon gars

Dénicher des souvenirs au Nishiki Market de Kyoto
Où : dans les galeries commerçantes de Nishiki
Combien : gratos mon gars

Mais surtout, dans ma valise, j’emporte quelques souvenirs précieux.

  • Le premier bento à Ueno
  • La première nuit au ryokan de Kyoto
  • La wine party sur le rooftop de l’hôte de Neige et Olivier
  • La découverte du jardin japonais derrière le Conference center de Nara
  • La soirée à l’izakaya de Shibuya avec Sabrina, Julie, Adélaïde et cie
  • La matinée pancakes & fripes à Shimo-Kitazawa avec Sabrina
  • La soirée karaoké à Ikebokuro avec Camille, Vanessa, Kim et Takuma
  • L’après-midi à chiner à Akihabara
  • Le verre de vin rouge noyé aux glaçons offert par une Japonaise dans le jazz bar de Shinjuku
  • Le coucher de soleil sur le Rainbow Bridge à Odaiba

Vous avez d’autres pépites ? Partagez-les dans les commentaires pour mon prochain voyage 😉

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1 Commentaire

  1. Tu as l’air de t’être bien fait plaisir pour ce premier voyage au Japon, c’est top ! Pour le « shopping juste avec les yeux », j’aimais beaucoup me balader dans les sous-sols des department stores, on y trouve de l’alimentaire haut de gamme incroyable, et des bentos fantastiques. Si tu veux voir les fameux melons à plusieurs centaines de balles, c’est là où il faut aller.
    Le jardin du musée Nezu est très agréable, organisé comme un jardin de thé, avec plein de détours… au milieu des buildings et des grands noms de la mode de Aoyama, à Tokyo.
    Et j’adore prendre le temps tranquillement dans les petites rues, au final c’est là qu’on voit le pays le mieux !

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