Éducation au numérique

Web 2.0 : peut-on maitriser son identité numérique ?

Le 11 avril, j’ai découvert l’importance d’entretenir ce ePortfolio. 280 visites en une journée, des dizaines de recherches google « Marie Camier » et « 2012 est à vous »… provoquées par le reportage sur les primo-votants diffusé sur iTélé et Canal +.

Heureusement, mon identité numérique est blindée. Mon compte Facebook, que j’entretiens quotidiennement depuis 2009, n’est accessible qu’aux personnes auxquelles je fais des demandes. Sur Twitter, j’utilise un pseudonyme et l’initiale de mon nom de famille. Je vérifie régulièrement les pages qui apparaissent lorsque mon nom est tapé dans Google et sécurise au maximum ce contenu. J’ai bien eu un Skyblog quand j’étais plus jeune… Mais vous n’en trouverez trace. Hontes d’adolescence. Par contre, mon blog s’avère – à ma grande surprise, je dois le dire – un formidable outil de personal branding. 4ème ou 5ème résultat dans le référencement Google lorsque l’on recherche mon nom, il me permet de maitriser l’immaitrisable : mon identité numérique !

C’est un travail de longue haleine. Il m’est arrivé de faire des demandes de suppression de comptes et de contenus sur certains sites pour arriver à ce résultat. Sans compter mes homonymes qui ne sont pas forcément très attentifs à ce qu’ils postent… Jean-Marie Camier, un comédien, ne me cause pas trop de soucis. Par contre, Marie Camier « International wholesale marketing » en téléphonie, et Marie Camier, l’ado en pleine phase exploratoire de « je-suis-trop-kikoolol » sont un peu plus difficiles à gérer. Sur un forum de gamers, le copain de « Marie ado » a ainsi déclaré sa flamme passionnément

Mais mes homonymes ne sont rien comparé aux blagues – drôles sur le moment – de mes amis. Un jour, une amie m’a inscrite sur le site communautaire d’une chanteuse de campings (vous savez, du genre qui fait les soirées karaoké), et s’est loguée depuis mon compte Facebook. Un message « j’écoute Mélissa trop bien trop poséééeee » trône toujours dans mon référencement. Je ne peux malheureusement pas le supprimer !

Quelqu’un avait aussi décidé d’éditer manuellement une entrée « Marie Camier » dans ses fan pages Facebook. La fan page s’est alors créée automatiquement, elle réunit aujourd’hui 14 personnes. Ce qui est plutôt étrange. Là encore, je suis impuissante !

Alors non, à moins de payer des traqueurs du net, nous n’avons pas le droit à l’oubli numérique. Mais on peut toujours tenter de maitriser au maximum ce qui est dit sur nous… Google propose par exemple un outil dédié aux webmasters pour supprimer les pages aux informations obsolètes. Une sorte d’avertisseur de liens morts. Il donne également quelques conseils pour éviter ces mauvais référencements : réfléchir à deux fois avant de publier des informations personnelles, contrecarrer les liens non-désirés par d’autres liens positifs, demander au webmaster d’effacer les données… Des conseils évidents… Qui ne le sont pas pour tout le monde visiblement !

Car comment être crédible face à un futur employeur quand on est connu comme Amandine du 38 ?

La maitrise de son identité numérique a donc toute sa place dans l’éducation aux médias appliquée à l’école. Encore faut-il savoir en jouer soi-même…!

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